Comment retrouver sa voix grâce à l’Ikigaï ?

Avant d’effectuer une reconversion professionnelle, un changement de branche ou d’entreprendre un projet important, il est important de savoir dans quelle direction se tourner. C’est essentiel. Il est crucial de franchir le premier pas en identifiant le chemin à emprunter et en déterminant la méthode et le moyen les plus appropriés pour atteindre vos objectifs. Comme je vous l’ai raconté précédemment, dans un de mes billets de blog, il était impensable pour moi de retourner à Pôle Emploi (aujourd’hui France Travail) à cause de l’accueil, pas si chaleureux que cela, que j’ai pu rencontrer là-bas. Or, j’avais vraiment envie de changer de métier et de m’aventurer vers une autre voie. Et, le fait de faire un bilan de compétence chez France Travail ne m’engageait guère.

Lors d’une reconversion professionnelle, beaucoup de personnes préféreront effectuer un bilan de compétences pour faire le point et entrevoir une piste avec des solutions quant à leur avenir professionnel. Ce qui est tout à fait normal en soi. Il est possible d’effectuer un bilan de compétences un peu partout en France, chez France Travail et auprès d’autres organismes qui sont privés. J’ai ainsi pu découvrir que des entreprises spécialisées dans le domaine de la reconversion professionnelle rendaient cela possible, mais elles privilégiaient le plus souvent un paiement onéreux pour pouvoir bénéficier de leurs services. À un moment, je me suis posé la question suivante : fallait-il que je choisisse entre une solution offerte gratuitement par les services publics (en théorie, car on ne me l’avait jamais proposée) ou alors un solution payante mis en place par un coach de vie ou une entreprise privée ?

C’est alors que j’ai décidé de sortir des sentiers battus, en ayant recours à une alternative : l’ikigaï. Le mot ikigaï est un terme japonais qui signifie « raison d’être », “Iki” signifiant “vivant” et “gaï” signifiant valeur.

Cela m’a beaucoup aidé afin de pouvoir m’orienter dans mon changement de parcours. Le but est de pouvoir entrevoir ce qui nous fait vibrer, nos passions et ce qui nous inspire en couchant sur papier toutes les choses qui nous animent. L’ikigaï se décline en plusieurs cercles : il y en a quatre au total. Chaque cercle s’entrecroise pour s’entremêler avec d’autres cercles pour trouver en son centre : l’ikigaï.

Une personne dessine dans un cahier un dessin qui lui permettra de découvrir son ikigaï. Image libre de droit, © Photo Unsplash.

Chaque cercle correspond à une thématique clé et on doit pouvoir y répondre en toute honnêteté. Le but est d’apprendre à mieux se connaître et pouvoir visualiser ce qui doit être fait dans notre vie pour pouvoir atteindre notre ikigaï.

Le dessin de l’ikigaï, c’est comme une infographie synthétique, qui est une véritable mine d’or, car elle renferme en son sein de nombreuses informations essentielles pour pouvoir faire le point et prendre du recul. On peut en un clin d’œil pouvoir entrevoir : nos passions, nos missions, nos vocations ainsi que notre profession.

J’ai passé un petit moment, à rédiger mon ikigaï pour voir ce qui me passionnait déjà et qu’elles étaient les possibilités qui pouvaient s’offrir à moi pour mon changement de voie après les centres d’appel (qui n’était pas du tout ma vocation) et le fait d’avoir dû interrompre mes études plus jeune.

J’avais absolument envie de retourner sur les bancs de l’école et en France, les chemins sont parfois biaisés ou alors il y a un manque de passerelles entre les différents cursus professionnels, surtout lorsque l’on souhaite se reconvertir professionnellement après trente ans. Ce qui peut restreindre parfois votre choix. Cela requiert du courage.

Une femme en train de réfléchir à son avenir. Image libre de droit, © Crédit photo, Unsplash.

Dans un premier temps, je pensais que la solution idéale pour moi était de reprendre mes études en ligne pour allier confort, une gestion de mon emploi du temps simplifiée et pouvoir évoluer à mon propre rythme. Même si j’avoue que ce qui m’a vraiment motivée était la possibilité d’évoluer en dehors d’une quelconque salle de classe . L’idée de me retrouver après un certain âge devant un professeur dans une salle de classe remplie d’élèves beaucoup plus jeunes que moi ne m’enchantait pas du tout. De plus, je n’avais pas envie de devoir rempiler avec toutes les questions que l’on pose à une autre étudiante à la rentrée des classes :

  1. “Tu viens d’où ?”

  2. “C’est quoi tes origines ?”

  3. “Quel âge tu as ?”

  4. “Pourquoi maintenant ?”

  5. “Pourquoi cette filière ?”

  6. “Qu’est-ce qui t’est arrivée?”

  7. “Pourquoi as-tu interrompu tes études ?

Il y a toujours une personne pour vous poser au moins une de ces questions, si ce n’est toutes !

J’estime que chaque parcours reste propre à chacun et, pour une fois, j’avais envie de préserver mon intimité. C’est pourquoi j’ai choisi les études en distanciel. Après, ai-je fait le bon choix ? Les études en distanciel sont onéreuses et les élèves sont souvent livrés à eux-mêmes avec peu de soutien. Mais avec une bonne organisation et une bonne hygiène de vie, cela reste tout à fait possible. Il faut surtout être motivée, ne pas se comparer aux autres et y mettre du sien. Par contre, j’ai remarqué que les écoles privées savent comment récupérer de l’argent facilement de la part de leurs élèves, au moment de leur inscription, mais l’accompagnement jusqu’au diplôme de leurs élèves n’est pas forcément leur objectif premier. Aussi, les choix disponibles dans les écoles en ligne ne sont pas les mêmes que ceux proposés pour les écoles traditionnelles.

Mon choix à l’issue de mon ikigaï a donc dû être restreint.

Cependant, à tête reposée, je me souviens de ce moment. Le jour, où je me suis assise tranquillement chez moi et où j’ai dessiné mon ikigaï. Il y avait déjà certains aspects de mon dessin qui ressortaient déjà, mais que j’avais dû mettre de côté, et maintenant, des années après, je ne suis pas mécontente de l’avoir fait.

À bientôt sur le site de Sakura Digitale !


Si vous souhaitez vous aussi trouver votre Ikigaï, je vous invite à télécharger gratuitement le template offert en cliquant sur le bouton ci-dessous :


Précédent
Précédent

La reconversion professionnelle en France entre épanouissement personnel, racisme et discrimination

Suivant
Suivant

Pourquoi je ne serais plus une téléconseillère ?