7 choses que j’aurais aimé savoir avant de publier mon premier livre dans l’auto-édition

Ça y est, c’est fait, j’ai sorti mon premier livre en 2026.

Il y a quelques mois, j’ai franchi une étape importante de ma vie, car j’ai publié mon tout premier livre jeunesse qui s’intitule : “Découvre le Ramadan en t’amusant! Tome 1”. Je suis fière de moi et je rends grâce à Dieu pour cela.

Cela a été une période enrichissante de ma vie, même si j’ai dû franchir plusieurs étapes et obstacles avant de pouvoir concrétiser mon projet. Maintenant que j’ai eu le temps de prendre un peu de recul par rapport à l’écriture, je me suis assise pour faire le point. Cela m’a inspirée pour l’article que je tiens à vous partager dès à présent. Si vous souhaitez vous aussi vous lancer dans l’aventure de l’auto-édition et publier votre livre, voici les sept choses que j’aurais aimé savoir avant de commencer.

Tout d’abord, il est impératif de connaître le vocabulaire professionnel entourant le monde du livre avant de se lancer dans un tout nouveau projet. Que ce soit pour l’écriture d’un roman, d’un guide touristique, d’un livre jeunesse ou de tout autre ouvrage, que vous souhaitez publier . Devenir auteur, c’est comme si l’on passait de l’autre côté du miroir, si je puis dire. J’ai lu beaucoup de livres durant mon enfance et aussi à l’âge adulte, cependant, lorsque j’ai voulu écrire le mien, j’ai dû partir de zéro et apprendre énormément de choses avant de pouvoir concrétiser mon souhait. Cette étape a été vraiment cruciale pour moi et cela m’a permis de préparer mon projet d’écriture en amont. Car il est bien connu, avant de se lancer dans un projet qui nous tient à cœur, il vaut mieux être préparé·e. Entre le manuscrit, le bon à tiret, les pages liminaires, l’ISBN, etc., il existe de nombreux mots pour codifier la profession et l’univers qui encadre la publication d’un livre.

Je vous propose aujourd’hui de démystifier le jargon professionnel entourant le monde du livre (enfin une partie 😅!) et de décoder les principales étapes pour la création d’un livre.

C’est parti !

Premier élément clé : le manuscrit

Tout d’abord, il y a ce qu’on appelle le manuscrit. Après avoir trouvé votre source d’inspiration et votre thème, vous allez probablement vouloir commencer à écrire. C’est l’étape du manuscrit. Alors, au tout début, je pensais que ce terme ne concernait que la version traditionnellement écrite à la main sur une feuille de papier ou une machine à écrire. Mais j’avais tort!

Pour rédiger votre manuscrit et le concevoir au mieux, vous disposez de plusieurs options:

  1. Vous pouvez le taper à la machine à écrire, effectivement😉, et il existe plusieurs modèles en ligne et en boutique pour ce faire.

  2. Vous pouvez également écrire votre manuscrit à la main, avec une feuille de papier ou un carnet et le plus beau de vos stylos.

  3. Ou alors, pensez à une version digitale de votre manuscrit en ayant recours aux logiciels de traitement de texte : comme Pages, Microsoft Word, Google Document, Canva, ou encore les plateformes d’écriture en ligne.

Aujourd’hui, à l’heure des nouvelles technologies et grâce à la démocratisation de l'internet, le format du manuscrit a nettement évolué. Vous pouvez tout à fait élaborer votre manuscrit sous une forme électronique en écrivant celui-ci à votre rythme sur votre ordinateur, votre tablette ou alors votre smartphone. Il existe plusieurs manières d’écrire son manuscrit. La version digitalisée de votre manuscrit pourra se retrouver sous différents formats : .docx, .pdf, etc. Si vous utilisez un logiciel de traitement de texte, je vous conseille de travailler avec celui que vous utilisez habituellement à la maison, au travail ou à l’école, comme cela, vous ne serez pas dépaysé.

Le plus important pour vous : choisissez la méthode et l’outil qui vous conviennent le mieux et avec lesquels vous êtes le plus à votre aise. Il est vivement conseillé de travailler avec un outil qui vous inspire et qui vous est familier!

Dans une seconde période, il faut savoir que votre manuscrit va évoluer, au fur et à mesure de vos ajouts, de votre inspiration, de votre concentration et de vos éventuelles ratures (si vous écrivez à la main). Je tiens à préciser et nuancer mon propos. Vous pouvez tout à fait décider d’intégrer quelque chose dans votre récit et puis décider ultérieurement de le supprimer de votre écrit, car vous estimez qu’il ne correspond plus à la trame de votre récit ou à la direction que vous souhaitez prendre avec votre livre. C’est là que votre esprit créatif entre en jeu. Je vous conseille de laisser libre cours à votre imagination initialement tout en structurant la création de votre livre petit à petit. C’est pour cela que, dans le monde littéraire, on parle du premier jet, du second jet, le troisième jet… pour le manuscrit d’un livre. Il est très rare, pour ne pas dire inhabituel, d’écrire un livre en un seul jet.

Votre manuscrit évoluera avec le temps et ce que vous déciderez de mettre, il représentera le cœur (ou le corps si vous préférez comme analogie) de votre ouvrage. La version finale de votre manuscrit est celle qui a passé l’étape de la correction, de la relecture et de l’édition. Lorsque celui-ci est remanié et qu’il répond à vos attentes, alors vous pouvez passer aux étapes suivantes.

Ci-contre une personne qui écrit son manuscrit à la main sur une machine à écrire. Image libre de droit, © Crédit photo, Pexels.

Pour résumer cette étape, le manuscrit va plutôt représenter l’étape initiale de votre projet, c’est le commencement, quand vous décidez d’écrire et de vous lancer.

Le manuscrit concerne la partie écrite de votre texte, y compris quand vous le tapez à l’ordinateur et que vous intégrez des éléments graphiques (de design, une photo ou autre) dans votre document.

Il peut revêtir différentes formes:

  1. Texte uniquement (cela est idéal pour les romans, les essais, les biographies ou les récits).

  2. Texte et photographie (pour un livre de recettes ou un roman illustré, par exemple).

  3. Texte et élément de design illustrés (pour un livre jeunesse, un magazine de voyage, un manga ou un guide touristique).

  4. Texte et élément graphique, des diagrammes… (exemples: pour un rapport ou une étude statistique).

Pour ma part, j’ai choisi pour mon livre : “Découvre le ramadan en t’amusant! Tome 1” , une combinaison de texte et d’illustrations. En effet, j’estimais que, pour conquérir l’œil des enfants et les captiver durant leur lecture, ces derniers pourraient être attirés par des éléments illustrés et du texte pour mieux égayer leur lecture. Et cela convient parfaitement aux livres jeunesse.

Votre livre pourra suivre les formes énumérées en 1, 2, 3 ou 4 ou alors, il pourra aussi être une combinaison des options 2,3 et 4, selon ce que vous souhaitez faire et la direction de votre projet. Et encore, ce n’est qu’un exemple. En effet, il n’y a pas une et une seule unique manière d’écrire un livre.

👉 En résumé, le manuscrit peut se présenter sous format papier (écrit à la main ou dactylographié) ou électronique.

Deuxième élément clé : la sauvegarde de son manuscrit

Qui dit manuscrit dit aussi sauvegarde. Pensez à réaliser régulièrement plusieurs sauvegardes de votre projet, sur plusieurs supports, à plusieurs endroits et à plusieurs étapes de votre travail, pour éviter les situations malencontreuses. On est jamais trop prudent·e ! Un virus malheureux qui s’introduit sur votre ordinateur, un ordinateur qui pourrait tomber en panne, la fin de votre batterie…que vous n’avez malheureusement pas pris le temps de charger, l’oubli d’appuyer sur la touche « Sauvegarde » ou alors vous avez renversé du café ou une boisson sur vos précieux feuillets… Que sais-je ? On ne sait jamais, et vous connaissez l’adage : “Mieux vaut prévenir que guérir!” Du coup, pensez à réaliser des sauvegardes, plusieurs même ! En ligne, avec l’aide d’une clé USB, sur votre ordinateur, dans un fichier, sur le cloud… C’est très important, ne négligez surtout pas cette étape.

Troisième élément clé : les première et quatrième de couverture

Ensuite, il y a tous les éléments inhérents à la couverture de votre livre. Là, à cette étape, j’avais visionné plusieurs tutoriels en ligne et les versions en anglais étaient plus faciles pour moi à retenir. En effet, on utilise le mot “front cover”, pour la couverture du dessus, celle de devant et le terme de “back cover” pour la couverture placée au dos de votre livre, sur la page de derrière. Alors, qu’en français, on préfère utiliser les termes de “première de couverture” et “quatrième de couverture”. À un moment donné, quand j’ai commencé mon apprentissage et que j’ai visionné des vidéos en français, et que j’ai cherché de l’information sur internet, je me suis posé une question dans ma tête, “Mais où sont les deuxième, troisième et cinquième de couverture d’un livre 😅 ?” Sans savoir que cela n’existait pas. C’est l’erreur du débutant ou de la débutante si je puis me permettre.

Si vous ne souhaitez pas faire cette erreur, la première de couverture correspond, en fait, à la “front cover”: la couverture du dessus (c’est comme une page de garde). C’est celle qu’on voit en premier et qui est le plus souvent mise en avant sur un site internet ou lorsque l’on met en valeur un livre en librairie sur un présentoir. La quatrième de couverture, quant à elle, correspond à la “back cover”, 👉c’est la page de couverture qui se situe à l’arrière de votre livre.

Lorsque vous aurez maîtrisé ces termes, vous saurez quoi mettre sur ces pages qui constituent, en quelque sorte, la vitrine de votre livre.

Sur la première de couverture, il faut mettre le titre en évidence, le nom de l’auteur ainsi que son prénom, et aussi travailler le visuel pour que votre première de couverture soit attractive pour vos futurs lecteurs. Il faut également mettre le nom de votre maison d’édition, et ce, même si vous êtes un jeune auteur ou une jeune autrice auto-édité·e.

Votre quatrième de couverture servira à intégrer :

  • Un court résumé de votre livre : pour donner envie au public de vous lire et de l’acheter.

  • La présence de l’ISBN (qui est obligatoire si vous souhaitez que votre livre puisse être référencé dans les bases de données partenaires et commercialisé en librairie ou ailleurs) L’ISBN pour International Standard Book Number est un numéro composé de treize chiffres et qui va pouvoir vous permettre de référencer votre livre et de le commercialiser en France et à l’international. Ce numéro est généralement attribué par l’AFNIL ou alors par votre maison d’édition. À retenir : il faut un numéro d’ISBN différent pour chaque format (imprimé, numérique, etc.), y compris pour le même ouvrage avec le même titre. L’ISBN a un tarif qui est fixe, mais qui peut être amené à évoluer d’année en année. Penser à intégrer son prix dans votre budget et son calcul pour tout nouveau projet d’écriture.

    La publication d’un livre sans ISBN pourra être possible uniquement si vous n’avez pas prévu de le commercialiser au-delà de votre entourage ou alors si vous avez prévu de le commercialiser directement sur certaines plateformes en ligne ou sur votre propre site internet.

  • Le code-barre. Pour comprendre l’intérêt, du code-barre, il faut s’imaginer à l’intérieur d’un magasin. Si vous achetez un paquet de pâtes, vous verrez toujours au dos de votre sachet, le code barre accompagné du prix du paquet (avec les valeurs nutritionnelles et la provenance des produits 😉). C’est un classique pour un magasin: pour pouvoir faire l’inventaire de ses produits, les placer correctement sur une étagère et pour que nous, en tant que consommateurs, puissions payer le produit en caisse. Pour un livre, c’est pareil. C’est pourquoi il est important de le placer sur la quatrième de couverture si vous souhaitez commercialiser votre ouvrage. Ce code-barre va être associé à un ISBN et au prix de votre livre. À cette étape, il faut bien penser aux dimensions et laisser un espace suffisant durant la conception de votre quatrième de couverture.

  • Votre nom et votre prénom (qu’il s’agisse de votre nom usuel ou alors de votre nom de plume).

  • Le nom de votre maison d’édition (si vous en avez une).

Certaines plateformes qui proposent leurs services pour l’auto-édition permettent directement d’avoir un ISBN et un code-barre généré automatiquement sur la plateforme à l’étape “création” de votre projet. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez le commander directement auprès de l’AFNIL (moyennant quelques dizaines d’euros) et générer votre code-barre vous-même grâce à des générateurs de code-barre en ligne (ils sont généralement gratuits).

  • En option. Vous pouvez aussi rajouter une courte biographie de l’auteur ainsi qu’une photo, sur votre quatrième de couverture. Votre biographie doit être courte et composée de quelques phrases. À cette étape, il est conseillé d’écrire à la troisième personne du singulier, et ce, même si vous êtes auto-édité·e. Ce n’est pas ce que j’ai décidé de faire, car, pour le design, j’ai décidé de laisser libre cours à mon imagination en rajoutant plusieurs éléments visuels et il n’y avait tout simplement pas la place. Cependant, si vous souhaitez le faire, cela peut-être judicieux de rajouter quelques mots pour pouvoir vous présenter et donner envie aux lecteurs potentiels de vous connaître davantage et d’avoir envie de lire votre ouvrage.

👀 C’est quoi, l’AFNIL ? C’est une agence qui délivre les ISBN pour les livres en France, en Belgique et dans l’Afrique Francophone. C’est l’agence francophone pour la numérotation internationale du livre, elle se trouve dans le 6ème arrondissement de Paris.

La conception des première et quatrième de couverture

Vous pouvez les concevoir vous-même si vous êtes familier avec des outils de design, ou bien déléguer cette partie en demandant à un professionnel, par exemple à un designer ou à un illustrateur, de le faire pour vous. Si vous choisissez cette option, je vous recommande d’inclure le coût directement dans votre budget que vous allouerez à la conception de votre ouvrage. Certaines plateformes d’auto-édition proposent elles aussi de réaliser votre couverture grâce à un template gratuit ou payant que vous devrez retravailler, par la suite.

Pour ma part, j’ai des compétences en design et j’ai aussi, grâce à Dieu, un esprit qui est créatif. J’ai réalisé cette étape avec Canva, cela m’a permis d’alléger mon budget.

Quatrième élément clé : la tranche du livre

Lors de la conception de la maquette de votre livre, il ne faudra surtout pas oublier le dos du livre : c’est la tranche.

C’est une partie qui est essentielle. En fait, pour comprendre ce qu’est la tranche d’un livre, il faut penser au moment où l’on range le livre sur une étagère ou dans une bibliothèque. Les livres sont généralement rangés à plusieurs sur une étagère ou plusieurs étagères, par ordre alphabétique et par genre. On va consulter le dos du livre d’abord pour connaître le titre du livre ainsi que son auteur. C’est cette partie qu’on appelle la tranche. C’est la partie que l’on prend dans nos mains, avant de consulter la 1ère ou la 4ème de couverture. La tranche relie la première et la quatrième de couverture ainsi que le corps du livre pour que tout soit harmonieux et que les pages tiennent entre elles☺️. Lorsque l’on est dans l’auto-édition, il faudra penser aussi à cette partie, notamment durant la phase de la conception des première et quatrième de couverture. À cet emplacement, il est recommandé de mettre le nom de l’auteur ainsi que son prénom (ou son nom de plume), le titre du livre, de manière visible, ainsi que la maison d’édition 👉 là, on va généralement intégrer son logo.

Ci-contre à droite, une jeune femme saisie la tranche d’un livre sur une étagère à la bibliothèque. Image libre de droit, © Crédit photo, Pexels.

La maquette de couverture de votre livre

Généralement en phase de préparation de votre livre : la première de couverture, la tranche de votre livre et votre quatrième de couverture sont conçues ensemble sur un fichier qui vous permet de tout visualiser en deux dimensions. Vous obtiendrez ainsi la maquette de couverture de votre prochain livre. Vous pouvez soit la concevoir vous-même grâce à des outils de conception, de design et de graphisme, tels qu’Adobe Illustrator, Indesign, Photoshop ou Canva, ou alors sélectionner des templates à retravailler sur votre plateforme d’auto-édition (certains sont gratuits et d’autres sont payants). Vous avez aussi la possibilité de déléguer cette tâche, comme je l’ai mentionné plus haut.

Cette maquette aura un aspect rectangulaire. C’est comme si vous mettiez deux feuilles de dessin à plat avec à votre droite : la première de couverture, à votre gauche, la quatrième de couverture et au milieu la tranche de votre livre pour relier les deux pages de votre couverture entre elles.

La maquette, conçue ici, devra respecter les dimensions que vous aurez choisies pour votre livre. Il faudra faire attention aux marges et au fond perdu. Le respect des marges et du fond perdu permet à votre maquette de respecter les dimensions de votre livre sans faire d’erreur de présentation ni de design.

Vous pouvez concevoir la tranche de votre livre en rajoutant une couleur de fond qui est en accord avec votre thème ou avec les première et quatrième de couverture. Il faudra aussi penser à la dimension de la tranche de votre livre qui devra être adapté en fonction de l’épaisseur du papier que vous avez choisi pour votre ouvrage et du nombre de pages de votre livre.

Le fichier devra être conservé soit au format .jpeg, .png ou .pdf. Il faut toujours privilégier une sauvegarde de votre fichier en haute résolution pour un rendu net et agréable à l’œil nu.

Cinquième élément clé : les pages liminaires et post-liminaires d’un livre

Alors, les pages liminaires et postliminaires de votre livre sont toutes les pages qui vont venir entourer le cœur de votre livre, ou le corps, si vous préférez ce terme comme analogie. Pour une vision plutôt simplifiée, on pourrait dire que l’intérieur du livre se découpe en trois parties environ. La première partie est dédiée aux pages liminaires de votre livre avec :

  • la page de faux-titre,

  • l’avant-propos,

  • le prologue,

  • la page dédiée aux mentions légales,

  • une page dédiée aux citations

  • une page de dédicace qu’un auteur pourra estimer intéressant d’ajouter

  • une page pour une playlist musicale (ce qui est très en vogue en ce moment) pour toutes les personnes qui sont adeptes de ce style de lecture.

    Pour ne citer que celles-ci.

Le nombre des pages liminaires et la nature des pages incluses dans votre ouvrage dépendent de ce que vous souhaitez faire. En fait, ce sont des pages qui viennent introduire votre récit, quel qu’il soit. Certaines sont même obligatoires et doivent être intégrées à chaque nouveau projet et à votre manuscrit pour être conformes à la nomenclature d’un livre traditionnel. On peut citer comme exemple : la page dédiée aux mentions légales du livre. Alors que d’autres pages liminaires sont optionnelles.

À retenir, pour un aspect professionnel: les pages liminaires précèdent l’ouverture de votre livre et ne sont pas du tout numérotées. 👉 J’insiste sur ce point, car j’avais moi-même réalisé cette erreur en numérotant ces pages lors de la conception et de la rédaction de mon premier ouvrage.

Faites bien attention, à cette étape, surtout si vous êtes auto-édité·e·s car on a tendance à vouloir numéroter les pages de notre livre, ce qui est tout à fait normal en soi, pour que chaque lecteur ou lectrice puisse lire en toute tranquillité. Cependant, il faudra éliminer la pagination au niveau des pages liminaires de votre livre. C’est la règle dans le monde de l’édition. Cela fait partie de la nomenclature d’un livre.

Ensuite : la deuxième partie, c’est le cœur de votre livre avec votre récit, les chapitres et les différentes parties que vous souhaitez intégrer dans votre livre. C’est là que se trouve le contenu de votre livre à proprement parler. Selon le genre de votre ouvrage, le nombre de pages pourra varier en fonction de ce que vous souhaitez raconter.

En dernier vient la partie qui va clôturer votre livre avec les pages postliminaires

  • la page de remerciement,

  • les éléments intégrés dans l’annexe,

  • des éléments bibliographiques ou autres,

  • la postface de l’auteur,

  • une table des matières (qui peut, quant à elle, se positionner soit à l’ouverture de votre livre, avec les pages liminaires, soit à la fin de votre livre avec tout le reste).

La liste n’est pas exhaustive.

💡Il existe de nombreuses pages postliminaires, là encore, cela va dépendre de la direction que vous souhaitez apporter à votre livre.

On pourra aussi retrouver en duplicata une page qui va reprendre les mentions légales, avec les copyrights, ainsi que le prix, à la toute fin de votre ouvrage, avant la quatrième de couverture.

👉 Les pages liminaires et postliminaires viennent accompagner votre manuscrit. Certaines peuvent être rédigées par l’auteur et d’autres peuvent être rajoutées par votre maison d’édition si vous avez un éditeur et que vous n’êtes pas dans l’auto-édition. Cependant, lorsque vous travaillez en solo sur votre projet pour une impression à la demande, ou sur une plateforme en ligne, cette tâche vous incombera à vous seul·e. Il faudra regarder ce que vous souhaitez ajouter selon vos envies et selon la direction que vous souhaitez apporter à votre livre.

En résumé : Les pages liminaires se placent avant votre texte (le corps de votre livre) et elles ne sont pas numérotées alors que les pages postliminaires se placent à la fin de votre ouvrage lorsque votre récit est terminé, celles-ci peuvent être numérotées.

Sixième élément clé : les dimensions de votre ouvrage

Les dimensions de votre livre sont également à connaître : cela peut vous être d’une grande aide, surtout si vous avez décidé de le concevoir vous-même. En effet, il est primordial de connaître les dimensions de votre ouvrage ainsi que les marges extérieures et intérieures que vous souhaitez donner à votre livre.

Alors là aussi, il y a une pléthore de format et de dimensions à connaître. À vrai dire, quand j’ai commencé, j’étais plutôt perplexe : “paperback”, “hardcover”, “couverture souple”,“format relié”, “avec jaquette”, “sans jaquette”, là aussi, j’ai dû prendre un moment pour enrichir mon vocabulaire 😅.

Deux conseils que je peux vous donner :

  1. Observez un livre que vous avez déjà lu à la maison (regarder les dimensions, les pages de couverture, les agencements, etc.)

  2. Allez faire du lèche-vitrine 👉 déambuler et serpentez dans les allées de librairies et observez les livres sur les étals, pour savoir ce que vous allez faire par la suite.

Le conseil que j’ai reçu de la part d’une internaute : “sortez votre mètre à ruban et mesurez un livre qui vous plait chez vous! Ensuite, vous pourrez l’appliquer à votre prochain livre.”

Je tiens à apporter une petite nuance là-dessus, car les dimensions de votre livre peuvent aussi dépendre du genre littéraire dans lequel vous écrivez. Certains seront plus adaptés à votre cible de lecteurs alors que d’autres non. Un livre jeunesse pour enfant n’aura pas les mêmes dimensions qu’un livre qui se situe dans la catégorie “dark romance”, un essai, ou alors d’un livre de cuisine. Il est très important d’adapter le format de votre ouvrage à ce que vous souhaitez faire. Par contre, cela est un bon début pour commencer et pour avoir une idée de grandeur en centimètres si vous avez le temps et que vous êtes méticuleux 👀.

Il existe différents formats, le plus important est de savoir déceler les formats adaptés à votre projet.

J’ai ainsi pu découvrir durant mes recherches qu’il y a des formats de livres prédéfinis si vous vendez en Europe, aux États-Unis, en Asie, etc.

👉 Le format devra être adapté à votre public cible et aussi aux pays où vous allez vendre votre livre, pour plus de commodité.

Certains pays privilégient des dimensions en pouces alors que d’autres privilégieront les dimensions en cm.

Pourquoi j’aborde ce sujet avec vous 😉 ? Si vous souhaitez évoluer sur la plateforme comme Amazon kdp, par exemple, il faudra être familier avec les dimensions en pouces, car vous pourrez être amené à travailler avec cette unité de mesure. Cela va dépendre du marché où vous souhaiterez lancer votre livre.

Et, pour tout projet en auto-édition, vous devrez choisir vous-même les dimensions de votre livre, des pages de couverture, de la tranche, des marges et des fonds perdus.

Être auteur auto-édité·e, c’est devoir revêtir plusieurs casquettes et travailler d’arrache-pied tout en se formant en continue, pour pouvoir rendre un travail qui sera apprécié par nos futurs lecteurs et lectrices (du moins je l’espère😉) 👉 Alors, mieux vaut être préparée.

Pour ce qui est des marges et du fond perdu, ce sont des éléments importants dans la mise en page d’un livre.

Voyons cela plus en détail :

  • Les marges

    • Définition : ce sont les espaces blancs autour du texte et des images sur chaque page (en haut, en bas, à gauche et à droite).

À quoi ça sert 🤔 ?

Cela est essentiel pour :

  • Faciliter la lecture : le texte n’est pas collé au bord, ce qui rend la page plus agréable.

  • Permettre la reliure : une marge intérieure (ou gouttière) laisse de la place pour la reliure afin que le texte ne soit pas caché.

  • Espaces pour les notes et les numéros de page : on y place parfois les numéros de page, en-têtes, ou annotations.

  • Assurer une apparence équilibrée et professionnelle.

👉 Il y a des marges internes à votre livre à considérer (à l’intérieur, quand vous tenez votre livre ouvert, la fameuse gouttière😉) et des marges externes (un espace blanc à laisser vide pour l’impression de votre livre ; il ne vous viendrait pas à l’esprit d’écrire un texte sur les bords ? Et bien, dans le monde du livre, c’est pareil 😅, il faut laisser de l’espace lors de la rédaction de votre manuscrit.

  • Le fond perdu (ou “bleed” en anglais)

    • Définition : c’est une zone d’image ou de couleur qui dépasse légèrement au-delà du bord final de la page (généralement 3 à 5 mm).

À quoi ça sert 🤔 ?

Cela est essentiel pour :

  • Éviter les bords blancs indésirables : lors de la découpe des feuilles, il peut y avoir un léger décalage ; le fond perdu garantit que l’image ou la couleur va jusqu’au bord sans laisser de bande blanche.

  • Assurer un rendu net et professionnel pour les images ou fonds qui touchent le bord de la page.

🌹 Règles pratiques :

Il faut laisser des marges suffisantes pour la reliure et la lecture (par exemple : 10–15 mm ou plus, selon le format).

Il faut ajouter un fond perdu d’environ 3 mm autour des pages quand des éléments graphiques doivent atteindre le bord.

👉 En résumé : les marges servent à la lisibilité et à la reliure, le fond perdu, quant à lui, évite les bords blancs après la découpe d’un livre.

Si vous rédigez votre manuscrit de manière électronique à l’aide d’un ordinateur, vous devez penser à cette étape dès le départ, avant même d’avoir commencé à écrire.

Commencez à préparer votre plan de travail avec une étape liée à la mise en page de votre futur livre. Et ce, même si vous n’avez pas encore commencé à écrire ne serait-ce qu’un seul mot et que les pages de votre manuscrit sont encore vierges.

Il faut vraiment prendre du temps pour cette étape de telle sorte qu’il reste assez d’espace pour les marges et les fonds perdus 👉 Cela vous fera gagner du temps lors du formatage ultérieur de votre manuscrit, avant de concevoir la maquette de votre livre, croyez-moi 😮‍💨. Ainsi, vous ne serez pas obligé·e de revenir vers votre manuscrit, plusieurs fois même, et à la fin, pour le remanier bon gré malgré afin que tous les textes écrits et tous les éléments de design s’intègrent harmonieusement dans votre ouvrage. Je l’ai appris à mes dépens et j’ai dû remanier mon manuscrit à la fin plusieurs fois.

Septième élément clé: la maquette du livre

C’est une étape avancée de votre projet d’écriture. C’est une étape très importante. On peut dire qu’à ce moment-là, vous êtes sur le point de publier votre tout premier livre! C’est l’étape qui précède la finalisation de votre projet et la publication de votre livre en auto-édition. Vous pouvez visualiser votre livre en deux dimensions.

La maquette complète va comprendre plusieurs éléments, comme:

  • Le corps du texte soit la version finale de votre manuscrit éditée et corrigée,

  • Les pages liminaires et postliminaires,

  • La couverture de votre livre qui comprend la première et la quatrième de couverture et votre tranche.

La maquette de votre livre : c’est tout ce qui compose votre livre 👉 avant de le publier bien entendu 😅!

C’est une étape où votre projet se concrétise et vous pourrez vraiment visualiser votre livre prêt à être imprimé, après des heures de travail 🥹. En général, on compose la maquette de son livre au fur et à mesure de son projet d’écriture et on sauvegarde la maquette sous un format .pdf de haute qualité en haute résolution pour l’envoyer à des professionnels du livre ou alors directement à l’impression sur votre plateforme.

J’espère que mon article vous a plu et que vous avez trouvé de nombreux conseils pour vous lancer dans l’aventure de l’auto-édition, si le cœur vous en dit!

À bientôt sur le site de Sakura Digitale et si vous avez la chance de partir en vacances cette année, 👉 “Je vous souhaite un bel été !”

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